Douleur fulgurante, hurlement silencieux... Un poids implacable qui s'abat despotique sur un être déjà accablé n'appelant de ses voeux que la libération... Mais toujours présent ce fardeau chaque jour davantage plus encombrant, plus indigeste qui l'enrobe...
Asphysie de cet humain devenu créature.
Petit a petit arrive la folie, la panique : alors s'agitent en tout sens et s'entrechoquent ces abats de pensée, misérables fruits de trop longues heures de torture de cet esprit déchiré... S'envolent loin de ce désert putride les ultimes et chétifs lambeaux de la raison.
"Je t'aime surtout quand ton grand oeil verse
Une eau chaude comme le sang
Qand malgré ma main qui te berce,
Ton angoisse trop lourde, perce
Comme un râle d'agonisant" (Baudelaire - Madrigal triste)
Et puis survint l'inexorable transcription physique de cette perturbation... Tout d'abord la lente brûlure de l'eau salée ruisselante sur les joues où se creusent des silons. Et puis l'esprit ne controle plus les mouvements de ses membres...
Claustrophobie latente qui conduit a l'évacuation
Sur la peau tendre et fragile crissements aigus des ongles avides de cette chaire meurtrie.
Evacuation-lacération
Claustrophobia-Lacéra comme seul echo seule pensée...
Claustrophobia-Lacéra anorexie mentale...
"... L'Espoir,
Viaincu pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crane incliné plante son drapeau noir." (Baudelaire-Spleen)
Claustrophobia Lacéra, lacéra, lacéra....
Tout simplement parce qu'il y a des choses qui font atrocement mal ....